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Actualité juridique / Droit de la Famille

PMA, droit et filiation : un enfant à naître, une famille à protéger

Pour un couple ou une femme seule engagée dans un parcours PMA, un rendez-vous chez le notaire peut surprendre au milieu d’un calendrier déjà chargé d’examens médicaux, de traitements hormonaux, d’espoirs et d’appréhensions mêlés. Pourtant, aussi intime le rêve de devenir parents soit-il, le projet de PMA implique également des enjeux de filiation, de droits successoraux, et patrimoniaux. Chez le notaire, ce sont les droits et l’identité juridique de l’enfant à venir qui se préparent.
En ouvrant la PMA aux couples de femmes et aux femmes non mariées, la loi bioéthique de 2021 représente un tournant législatif majeur. Elle acte la fin d’un modèle centré exclusivement sur l’infertilité médicale pour reconnaître la volonté parentale comme fondement du projet. Le législateur reconnait ainsi que les familles se déclinent aujourd’hui sous des formes multiples : couples de parents hétérosexuels, homosexuels, femmes seules… . Là où la présomption de paternité ou la reconnaissance après la naissance suffisaient autrefois, le droit doit désormais organiser en amont la filiation de l’enfant, de manière claire et protectrice.

Consentir et reconnaître

C’est dans ce contexte que le notaire intervient pour sécuriser juridiquement le projet de PMA. Pour le ou les parents, pour l’enfant à naître, mais aussi pour faire face aux situations masquées par l’élan du projet, comme une séparation, un décès, ou des conflits à venir.

Le recours à une assistance médicale à la procréation nécessitant l'intervention d'un tiers donneur, suppose « un consentement libre, réfléchi et éclairé » de la femme ou du couple devant notaire. Consentir, c’est accepter par avance d’être reconnu comme parent de l’enfant qui naîtra de la PMA, et ce de façon irrévocable. Ce consentement est nécessairement recueilli préalablement à l’attribution du don, qu’il s’agisse d’une fécondation in vitro (FIV) ou d’une insémination.

Cet acte répond à deux enjeux principaux :
  1. Faire état de l'existence d’un projet parental,
  2. Informer de la possibilité offerte à l’enfant d’accéder, à sa majorité, « aux données non identifiantes et à l’identité du tiers donneur ».

Enfants et parents protégés

Tous les parcours de PMA ne se ressemblent pas. Pour les couples de femmes, par exemple, la loi impose de procéder à une reconnaissance conjointe anticipée (RCA). Cette démarche effectuée chez le notaire avant la conception de l'enfant, permet de se soustraire à la procédure d’adoption auparavant nécessaire. L’enfant est ainsi reconnu, dès la déclaration d’état civil, comme ayant deux parents. Pour les femmes non mariées, le projet parental est porté seule et l’enfant n’aura qu’un seul parent légal.

Comme dans d’autres domaines du droit, le notaire intervient là où le présent engage l’avenir. Dans le cadre d’une PMA, les actes établis protègent tout à la fois le ou les parents et l’enfant. Ils confèrent une existence juridique stable, lisible, protectrice à toute la famille.

La transition énergétique s’accélère et les énergies renouvelables représentent désormais près d’un tiers de la production française. Parcs photovoltaïques, éoliennes et autres ombrières solaires redessinent les territoires et posent des questions juridiques complexes. Qui détient le foncier ? Que devient le projet en cas de vente, de succession ou de cessation d'activité ? Avant que le premier kilowatt ne soit produit, pensez à votre notaire pour sécuriser l'architecture juridique de votre projet.


Un parc photovoltaïque ou éolien n’est pas un chantier comme les autres. Les installations d’énergies renouvelables marquent durablement le territoire et engagent le propriétaire et l’exploitant sur le temps long. Prenons l’exemple d’une personnes signant un bail emphytéotique de 30 ans pour installer des panneaux solaires sur un terrain qu’elle possède. Cinq ans plus tard, elle décède. Qui hérite du bail ? Des revenus ? Les héritiers peuvent-ils vendre le terrain ? Qui détient réellement le foncier ? Quels droits pèsent déjà sur les parcelles ? Ces questions, apparemment lointaines au moment de la signature, ressurgissent pourtant au gré d'une succession, d'une vente ou d'un changement d'exploitant.

Prévenir les fragilités du foncier

L’expérience montre que les principaux points de blocage ne sont pas techniques, mais juridiques. Ils tiennent souvent à des situations préexistantes comme une indivision mal réglée, une servitude oubliée, un droit de passage imprécis, une transmission patrimoniale à venir ou un usage agricole incompatible.

Dans ce contexte, le notaire intervient dès l’amont pour analyser la situation foncière. Il identifie les propriétaires, examine les titres de propriété, la compatibilité des usages et les contraintes d’urbanisme et de sobriété foncière, notamment au regard des objectifs de Zéro artificialisation nette (ZAN), du Schéma de cohérence territoriale (SCoT) et du Plan local d’urbanisme (PLU).

Votre notaire rend votre projet juridiquement tenable dans le temps, en prévenant les contentieux et en assurant une cohérence entre la collectivité, le ou les propriétaires et le ou les exploitants. Il s’appuie, pour ce faire, sur un cadre réglementaire relativement récent, à commencer par la loi du 10 mars 2023 relative à l’accélération de la production d’énergies renouvelables et ses textes d’application.

Sécuriser son projet, sur le temps long

Pour l’éolien terrestre et le photovoltaïque au sol, le modèle le plus répandu repose sur l’occupation du foncier sans transfert de propriété, le plus souvent aux moyens de baux emphytéotiques ou de baux à construction. Ces actes organisent, souvent pour plusieurs générations, la vie quotidienne du site énergétique. Qui est responsable si un chemin d’accès traverse une parcelle voisine ? Qui entretient les éventuelles voies d'accès, les clôtures, les réseaux enfouis ? Que se passe-t-il si l'exploitant cesse son activité, les installations sont-elles démantelées ? Dans quel é
Le notaire tranche aussi des questions plus insidieuses. Lorsqu’un propriétaire souhaite vendre ou transmettre ses terres, le projet énergétique suit-il automatiquement? Les revenus tirés du bail modifient-ils l'équilibre fiscal ou successoral d'une famille? La doctrine notariale le souligne régulièrement, la solidité juridique des projets d’énergies renouvelables tient à la manière dont le foncier a été engagé et les droits répartis dès l’origine.

Vous portez un projet photovoltaïque ou éolien ? Avant de signer, prenez rendez-vous avec votre notaire. Il sécurise juridiquement votre installation, arbitre les intérêts entre propriétaire, exploitant et collectivité, et anticipe les ruptures futures liées à la vente, la succession, ou la cessation d'activité. Une architecture juridique solide, construite en amont, évite les contentieux durant les décennies de vie du projet.




Agrivoltaïsme, ou l’art de superposer les usages


Installer des panneaux solaires tout en maintenant une activité agricole effective : l’idée séduit, mais son encadrement juridique est exigeant. Depuis le décret du 8 avril 2024 relatif au développement de l'agrivoltaïsme et aux conditions d'implantation des installations photovoltaïques sur des terrains agricoles, naturels ou forestiers, une installation ne peut en effet être qualifiée d'agrivoltaïque que si elle rend un service réel à la production agricole (ombrage pour l'élevage, protection contre la grêle, amélioration du rendement…). Une distinction qui conditionne les autorisations, la nature des contrats et le partage de valeur entre propriétaire foncier et exploitant agricole.Pour votre projet agriphotovoltaïque, les questions énergétique et économique sont essentielles, mais ne sauraient faire oublier l’importance de l’accompagnement juridique. Votre notaire est là pour arbitrer les équilibres entre production, propriété et transmission.
Actualité juridique / Droit de la Famille

Simplification de l'indivision successorale

Le 24 février 2026
Une proposition de loi visant à simplifier la sortie de l'indivision successorale a été définitivement adoptée, ce mardi 26 mars, au cours de la journée réservée aux députés MoDem. Le texte introduit une réforme en profondeur de la procédure de partage judiciaire, et doit permettre de faire avancer les dossiers plus rapidement.

Vous pouvez cliquer sur ce lien pour obtenir davantage de précisions :

https://lcp.fr/actualites/heritage-bloque-pendant-des-annees-ce-que-la-nouvelle-loi-va-changer-pour-des-milliers
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